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	<title>Blog de la psychologie du sport</title>
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	<description>Pour découvrir la psychologie appliquée au sportif et à l&#039;entraîneur</description>
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		<title>Père et entraineur de tennis: quel est le problème?</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jun 2013 15:07:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[entraîneur]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;Express a interrogé le psychologue travaillant auprès de la fédération française de tennis, Makis Chamalidis, sur la relation qu&#8217;entretiennent les joueurs de tennis et leur père. Quand celui-ci devient entraîneur, on comprend la difficulté qu&#8217;ont les joueurs à sortir du cadre familial, à vivre cette relation affective en même temps qu&#8217;une relation de travail. Un ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/pere-entraineur-tennis/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/06/bartoli-père-marion.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1352" alt="bartoli-père-marion" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/06/bartoli-père-marion-300x194.jpg" width="300" height="194" /></a>L&rsquo;Express a interrogé le psychologue travaillant auprès de la fédération française de tennis, Makis Chamalidis, sur la relation qu&rsquo;entretiennent les joueurs de tennis et leur père. Quand celui-ci devient entraîneur, on comprend la difficulté qu&rsquo;ont les joueurs à sortir du cadre familial, à vivre cette relation affective en même temps qu&rsquo;une relation de travail. Un éclairage intéressant sur la complexité de la relation père-sportif.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="http://www.lexpress.fr/actualite/sport/tennis/roland-garros-pere-et-entraineur-quel-est-le-probleme_1254227.html" target="_blank">A lire sur L&rsquo;Express</a></h2>
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		<title>Les joueurs de tennis français et leur mental?</title>
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		<pubDate>Thu, 30 May 2013 14:53:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psysport</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles liés à la psychologie du sport]]></category>
		<category><![CDATA[mental]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce mois-ci, J&#8217;ai trouvé cet article &#171;&#160;Les tennismen français n&#8217;ont pas de mental: la veille rengaine&#160;&#187; issu du journal Rue 89, très intéressant. Il retrace un peu l&#8217;historique des joueurs français connus pour avoir des failles mentales. En tête de liste, on retrouve Richard Gasquet, le perdant magnifique et des explications d&#8217;entraîneurs qui permettent de ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/les-joueurs-de-tennis-francais-et-leur-mental/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/06/henrileconte.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1348" alt="henrileconte" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/06/henrileconte-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a>Ce mois-ci, J&rsquo;ai trouvé cet article <strong>&laquo;&nbsp;Les tennismen français n&rsquo;ont pas de mental: la veille rengaine&nbsp;&raquo;</strong> issu du journal Rue 89, très intéressant. Il retrace un peu l&rsquo;historique des joueurs français connus pour avoir des failles mentales. En tête de liste, on retrouve Richard Gasquet, le perdant magnifique et des explications d&rsquo;entraîneurs qui permettent de penser que le mental de Richard ne serait qu&rsquo;une idée reçue. Enfin on comprend également que ce sont les joueurs eux-mêmes qui ne comprennent pas toujours l&rsquo;intérêt d&rsquo;une telle démarche.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vous pouvez retrouver cet article sur <a href="http://www.rue89.com/rue89-sport/2013/04/19/les-tennismen-francais-nont-aucun-mental-soeur-241583" target="_blank">RUE 89</a></h2>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Paroles d&#8217;entraîneur &#8211; Mehdi Daouki: Cultiver son talent</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 18:01:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psysport</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paroles d'entraîneur]]></category>
		<category><![CDATA[coaching]]></category>
		<category><![CDATA[talent]]></category>
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		<description><![CDATA[Après avoir parlé de la question du talent dans mon article &#171;&#160;Faut-il du talent pour réussir&#160;&#187; à propos de l&#8217;histoire de Dan McLaughlin, j&#8217;ai donc demandé à Mehdi Daouki de nous livrer ses impressions et son expérience sur le talent en tennis. Le talent: Interprétation C’est un challenge d’aborder ce thème et il me semble nécessaire ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/mehdi-daouki-talent/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #3366ff;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/mehdidaouki1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1336" alt="mehdidaouki1" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/mehdidaouki1.jpg" width="240" height="240" /></a></span></h2>
<p>Après avoir parlé de la question du talent dans mon article <a title="Faut-il du talent pour réussir? L’histoire de Dan McLaughlin" href="http://www.psychologiesport.fr/dan-mclaughlin/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Faut-il du talent pour réussir&nbsp;&raquo;</a> à propos de l&rsquo;histoire de Dan McLaughlin, j&rsquo;ai donc demandé à Mehdi Daouki de nous livrer ses impressions et son expérience sur le talent en tennis.</p>
<h2><span style="color: #3366ff;">Le talent: Interprétation</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est un challenge d’aborder ce thème et il me semble nécessaire de définir ce mot sachant que chaque pays, chaque culture a une signification différente. Dans sa définition, le talent est une disposition, une aptitude, une capacité naturelle ou acquise dans un domaine ou une activité. Alors, <strong>quand peut-on en parler?</strong> <strong>Comment le gérer et l’optimiser?</strong> Je me suis penché sur ses questions quand j’ai eu à entraîner un joueur atypique. Il avait la capacité à trouver des solutions par lui-même, un état d’esprit intéressant (un détachement et de l’audace) et des qualités techniques qui faisaient de lui un joueur très mature du haut de ses quinze ans. </span></p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis donc posé la question de cette particularité et je pense par exemple que 99% des gens associent le talent avec des sportifs comme Federer, Messi, Jordan ou Woods. <strong>Ils ont tous quelque chose d’unique, de différent: un don, une aisance, un peu de génie et ils ont aussi tout gagné. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Alors, quand on parle de talent, il faut déjà savoir ce que cela veut dire. Il y a des qualités liées à l’activité, comme les qualités techniques, tactiques qui se traduisent par une aisance dans l’action. On peut aussi détecter des ressources psychologiques particulières: un état d’esprit qui permet d’être performant, soit certains sont des compétiteurs-nés, soit d’autres sont calmes, détachés. Enfin, on peut aussi avoir des joueurs qui ont des qualités physiques: une coordination, une harmonie dans les gestes (dissociation), une vitesse de réaction. Un autre talent est également d’arriver à gérer son énergie, de pouvoir l&rsquo;optimiser et de rester longtemps sans avoir de pépins physiques. Donc, quand je me trouve face à un joueur qui possède un de ces talents, je me mets d’accord avec lui (plus qu’avec ses parents ou la structure) pour définir et se mettre d&rsquo;accord sur ses qualités avant tout.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #3366ff;"><strong>L’importance de le détecter et d’en parler</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/mehdidaouki3.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1337" alt="mehdidaouki3" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/mehdidaouki3-199x300.jpg" width="199" height="300" /></a><strong>Si vous ne me comprenez pas, comment pouvez-vous m’aider?</strong> C’est la question que je me suis posé en observant le mode de fonctionnement des académies en Espagne, aux USA, en Chine. Tout le monde fait la même chose ou presque. Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de faire évoluer un talent. <strong>Le tennis est un sport individuel et chaque individu a une sensibilité et des aptitudes différentes</strong>. Je pense qu’il faut prendre ces éléments en compte pour permettre à chaque joueur d’exprimer au mieux son tennis. <strong>Pour qu’un talent puisse s’exprimer, il faut lui laisser la liberté de s’exprimer.</strong> La notion de plaisir, de facilité peut favoriser l’expression d’un talent. Avez-vous déjà observé un Richard Gasquet un jour où il est détendu, serein ou un Gael Monfils qui joue en s’engageant pleinement?</p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté dans les académies est que l’on cherche à former, à programmer et que l’on se trouve avec un joueur talentueux qui cherche à cultiver sa différence. Il ne le supporte pas toujours.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, quand on détecte une qualité, il faut savoir se concentrer sur l’essentiel. Par exemple, si un entraîneur avait essayé de modifier la prise de raquette, le service et la technique peu académique de Mc Enroe, il n’aurait probablement pas fait la même carrière.Un joueur comme lui jouait avec son feeling car il savait comment il devait jouer pour gagner. <strong>Il a défendu son talent, sa différence avec une énorme conviction et du caractère.  </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faut aussi prendre en compte que ces sportifs talentueux sont aussi plus vulnérables ou sensibles.</strong> Etant donné qu’on leur colle cette étiquette, cela peut déclencher du stress, des angoisses et des incompréhensions. C’est le rôle de l’entraîneur de protéger ce don, de communiquer aussi avec l’entourage familial pour qu’ils comprennent et adhèrent au projet sportif tel qu’il est mis en place.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis admiratif de la carrière de Richard Gasquet et de son père qui a fait un travail remarquable. Je me souviens que l’on avait discuté ensemble du fait que Richard ne doit pas perdre la notion de plaisir et que celle-ci doit même être centrale pour qu’il joue bien. A ses débuts, il aimait le jeu et le challenge, il jouait au tennis avec beaucoup d’insouciance et de liberté et quand il en avait marre, il allait faire un foot. Il a subi une pression médiatique hors norme. Il était appelé le Mozart du tennis, faisait la couverture de Tennis Magazine à 9 ans. Il a dû faire face à cette pression et travailler dur pour en arriver là où il est maintenant. <strong>Mais sont talent aurait aussi pu l’étouffer.</strong> Il y a beaucoup d’autres exemples comme Benoit Paire, Dolgopolov, Martina Hingis&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #3366ff;">Comment travailler avec des joueurs talentueux?</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/mehdidaouki4.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1338" alt="mehdidaouki4" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/mehdidaouki4-200x300.jpg" width="200" height="300" /></a>Un joueur qui a cette facilité ou cette aptitude peut être considéré ou se considère probablement lui-même comme différent. <strong>Notre rôle est d’abord de communiquer pour  le comprendre et  le respecter pour le faire évoluer.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je pense qu’avoir du talent, c’est accepter de s’exprimer sans se soucier des autres ni de comment font les autres.</strong> Je me souviens de l’époque où Federer et Nadal dominait le tennis mondial. Il y avait 2 clans. Nombreux sont les joueurs (de tous niveaux) qui ont essayé de cloner, d’imiter la technique et la gestuelle ou même leur façon de s’habiller. Ce sont deux grands champions. D&rsquo;ailleurs, quel est exactement leur talent? Je me souviens d’une joueuse qui aimait tellement Federer qu’elle voulait avoir la même technique. Elle a oublié de s’exprimer elle même et d’exprimer son propre talent.Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose de vouloir imiter un grand champion. Mais peut être que la meilleure approche est de garder sa propre personnalité. Par exemple, on compare aujourd’hui Dimitrov à Federer. Il a du mérite et doit faire face à cette comparaison, mais ce n’est pas Federer et il a une personnalité différente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Travailler avec des joueurs doués nécessite un travail précis, une grande écoute et une ouverte d’esprit importante.</strong> On entend souvent cette phrase «Lui, c’est un cas d’école!». Ce sont des cas fascinants, différents, sensibles, uniques. Alors, le discours, l’approche, les exercices, les entraînements doivent l’être aussi. <strong>Un coach doit à chaque fois se mettre à jour, revoir son approche, sa façon d&rsquo;entraîner quand il a affaire à un cas d&rsquo;école&#8230;.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est leur méthode, pas la nôtre. C’est leur talent, pas le nôtre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je pense que le danger est de vouloir inventer des méthodes d’entraînement préconçues et prétendre que celles ci s’appliquent à tout le monde.</strong> L’être humain est bien plus complexe que 1000 méthodes confondues. Je dis l’être humain, parce qu’un athlète est avant tout un être humain. <strong>Mohammed Ali ne s’entraînait pas comme Tyson. Et Mc Enroe n’écoutait pas la même musique que Borg!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Entretien avec Dan Mc Laughlin, Golfeur</title>
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		<pubDate>Sat, 11 May 2013 17:25:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psysport</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews/Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[concentration]]></category>
		<category><![CDATA[expérience]]></category>
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		<description><![CDATA[Après vous avoir présenté l&#8217;histoire de Dan Mc Laughlin, joueur débutant qui s&#8217;est fixé comme but d&#8217;être professionnel après 6 années d&#8217;entraînement, dans un article précédent &#171;&#160;Faut-il du talent pour réussir?&#160;&#187;, je vous propose donc de lire les réponses aux questions que je lui ai envoyé par e-mail (et que j&#8217;ai donc traduit). Je remercie ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/entretien-danmclaughlin/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin4.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1281" alt="danmclaughlin4" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin4-200x300.jpg" width="200" height="300" /></a>Après vous avoir présenté l&rsquo;histoire de Dan Mc Laughlin, joueur débutant qui s&rsquo;est fixé comme but d&rsquo;être professionnel après 6 années d&rsquo;entraînement, dans un article précédent <a title="Faut-il du talent pour réussir? L’histoire de Dan McLaughlin" href="http://www.psychologiesport.fr/dan-mclaughlin/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Faut-il du talent pour réussir?&nbsp;&raquo;</a>, je vous propose donc de lire les réponses aux questions que je lui ai envoyé par e-mail (et que j&rsquo;ai donc traduit). Je remercie Dan d&rsquo;avoir voulu y répondre et de nous éclairer quant aux aspects psychologiques de sa quête.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>1. A ton avis, quelles sont les qualités mentales qu&rsquo;ont les joueurs du PGA tour et penses-tu que tu possèdes ces qualités pour parvenir à jouer à ce niveau en compétition?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">La plus grande qualité mentale qu&rsquo;ont les joueurs du PGA tour est la capacité à rester dans le moment présent. Les joueurs qui restent dans le passé ou qui se demandent &laquo;&nbsp;et si j&rsquo;avais fait ça&nbsp;&raquo; perdent leur concentration et ils n&rsquo;arrivent plus à jouer à leur meilleur niveau sur le coup qu&rsquo;ils ont à jouer au présent. Je suis dans un processus d&rsquo;apprentissage sur comment arriver à cela (rester au présent) et je pense que l&rsquo;idée de &laquo;&nbsp;pratique délibérée&nbsp;&raquo; permet d&rsquo;apprendre ces qualités.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>2. Quand on regarde de plus près les trajectoires des athlètes ou des experts qui ont réussi, on voit que l&rsquo;erreur ou l&rsquo;échec fait partie du projet et que beaucoup d&rsquo;entre eux ont souvent connu des échecs avant de réussir. Je me demande si tu as déjà échoué des choses auparavant et ce que serait un &laquo;&nbsp;échec&nbsp;&raquo; pour toi dans ton projet?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque jour du Dan Plan est à la fois une réussite et un échec. J&rsquo;essaye toujours de repousser mes limites et d&rsquo;accomplir des choses qui sont un peu au-delà de mes capacités. Bien souvent, j&rsquo;échoue. Mais sur le long terme, j&rsquo;apprends qu&rsquo;en essayant à de nombreuses reprises, les échecs se transforment en réussite et c&rsquo;est en nous poussant au-delà de nos limites qu&rsquo;on arrive à évoluer.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>3. Tu es focalisé sur tes 10 000 heures de pratique délibérée et je me demande quelle est la part de la qualité par rapport à la quantité?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est à la fois de la qualité et de la quantité. Par définition, la pratique délibérée signifie une pratique associée à une grande qualité. En faisant ces 10 000 heures de pratique de qualité, on peut devenir un expert dans n&rsquo;importe quel domaine.</p>
<p><strong style="color: #0000ff; text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin6.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1301" alt="danmclaughlin6" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin6-300x167.jpg" width="300" height="167" /></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>4. Qu&rsquo;as-tu déjà appris de ces 4000 heures de pratique délibérée et quelles sont les difficultés auquelles tu as dû faire face (psychologiquement)?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Par rapport aux aspects psychologiques, l&rsquo;aspect le plus difficile a été d&rsquo;apprendre &laquo;&nbsp;l&rsquo;acceptation&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est la capacité à être mentalement neutre quelque soit le résultat immédiat. Au début, je pouvais être frustré si je considérais avoir fait un bon coup mais qui finissait par donner un mauvais résultat. Mais après d&rsquo;innombrables heures, j&rsquo;ai appris qu&rsquo;il fallait accepter les choses quelque soit le résultat et j&rsquo;ai donc appris à tourner la page et à me concentrer sur les prochaines échéances.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong> 5. Est-ce que tu as des doutes d&rsquo;arriver à ton but? (car tu parles beaucoup de processus d&rsquo;apprentissage mais en même temps il y a aussi une attente de résultats).</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Je reste focalisé sur ce que j&rsquo;ai à faire et je ne pense pas trop à l&rsquo;avenir. Cela changera peut être quand je n&rsquo;aurais peut être plus que 1 000 heures devant moi. Mais pour le moment, je me concentre uniquement sur le processus et j&rsquo;apprécie aussi les résultats positifs que j&rsquo;ai eu jusqu&rsquo;à maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>6. Tu as déclaré dans la presse que tu avais besoin d&rsquo;un but qui soit suffisamment difficile pour que tu ne t&rsquo;ennuies pas. Ne penses tu pas que d&rsquo;avoir un but très difficile rend aussi difficile de garder cette motivation et te donne un sens à ta vie, et qu&rsquo;après cette expérience, que se passera-t-il pour toi? </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1300" alt="danmclaughlin2" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin2-224x300.jpg" width="224" height="300" /></a>Que se passe-t-il après ces 6 années? Je ne pense pas vraiment à cela. Je ne sais pas ce qu&rsquo;il va se passer la semaine prochaine, ni même dans un an. Mon but est de changer mon backswing cette semaine et c&rsquo;est la seule chose à laquelle je pense et ce dont je rêve actuellement! La seule façon de prédire le futur est de travailler dur aujourd&rsquo;hui.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>7. Quel est le rôle des autres dans ta vie et est-ce que tu reçois beaucoup de soutien pour ton projet?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ma copine est vraiment géniale et me soutient beaucoup et sinon j&rsquo;ai aussi des amis et ma famille qui sont incroyables avec moi. Dans mon entourage proche, personne n&rsquo;est négatif et je ne leur laisse pas l&rsquo;opportunité de l&rsquo;être. Je suis plutôt indépendant, mais j&rsquo;aime aussi passer du temps avec toutes ces personnes pour échanger des points de vue.</p>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #0000ff;"><strong>8. Est-ce que tu travailles ton mental et comment?</strong></span></div>
<div style="text-align: justify;">La manière dont je travaille le mental est d&rsquo;être conscient de mes mauvaises habitudes. Si je sens que je m&rsquo;enfonce après 3 putts par exemple, je me souviens de cette tendance que j&rsquo;ai à être négatif et je travaille sur ces réactions lors du prochain entraînement. C&rsquo;est la même chose pour tous les aspects de mon jeu. Je prends des notes de ce fais chaque jour, et cela reflète aussi mon état d&rsquo;esprit et le soir je revois tout cela pour voir comment je peux m&rsquo;améliorer.</div>
<div>
<div style="text-align: justify;"> <span style="color: #003399; font-family: Arial;"> </span></div>
</div>
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		<title>Faut-il du talent pour réussir? L’histoire de Dan McLaughlin</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 15:03:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psysport</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait-Actu]]></category>

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		<description><![CDATA[Le talent est-il un pré-requis pour réussir à haut niveau dans le sport? Est-ce que l’on peut réussir sans talent mais avec un entraînement acharné? Se développe-t-il? Et d’abord, qu’est-ce que le talent? Toutes ces questions taraudent la plupart des sportifs et entraîneurs et nous n’avons aucune certitude sur ce qui fait la différence entre ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/dan-mclaughlin/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin4.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1281" alt="danmclaughlin4" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin4-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a><strong>Le talent est-il un pré-requis pour réussir à haut niveau dans le sport?</strong> <strong>Est-ce que l’on peut réussir sans talent mais avec un entraînement acharné? Se développe-t-il? Et d’abord, qu’est-ce que le talent?</strong> Toutes ces questions taraudent la plupart des sportifs et entraîneurs et nous n’avons aucune certitude sur ce qui fait la différence entre un sportif qui réussit et un sportif qui échoue. Quand on regarde Roger Federer, Kelly Slater, Zinedine Zidane, Tiger Woods, on s’aperçoit que ce sont des sportifs hors norme mais à qui on attribue un «talent», un don, quelque chose de particulier et d’unique qui a sûrement contribué à leur réussite. Etre doté d’un talent peut être à la fois une source de fantasme mais aussi de déception pour les sportifs qui pensent qu’ils en sont dénués. Reste à voir si le talent se résume à une aisance technique, physique ou une vision. On retrouve de nombreux sportifs de haut niveau qui ont un talent naturel et n’arrivent jamais à percer et inversement (et pour la grande majorité), des sportifs à qui ont ne reconnaît pas cette aisance naturelle mais qui ont passé leur vie à affiner leurs compétences pour atteindre ce  haut niveau de performance. <strong>Et si le talent était une croyance?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour illustrer cette question, j’ai décidé de vous présenter l’histoire d’un Américain de 30 ans, pas sportif et pour qui cette question ne s’est pas posée de cette manière. C’est l’histoire de <strong>Dan Mc Laughlin</strong>, qui a eu une révélation un jour: devenir professionnel de golf.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin9.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1282" alt="danmclaughlin9" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin9-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Dan est parti d’un constat fait par le scientifique Ericsson pour qui <strong>10 000 heures de pratique «délibérée» amènent un débutant dans n’importe quel domaine à devenir un expert</strong>. Pour ce scientifique, le talent est un mot galvaudé et ses recherches l’ont amené à conclure qu’il fallait 10 000 heures d’entraînement, d’une pratique délibérée, c’est à dire une pratique uniquement dévouée à une tâche pour réussir. Insistant sur le fait que la répétition n’est pas en elle même suffisante, mais qu’il faut également avoir un feedback suffisamment précis pour pouvoir analyser ses faiblesses et travailler sur ce point. Ericsson a étudié de nombreuses disciplines (Football, scrabble, médecine, musique) et postule donc que n’importe qui pourrait donc accéder à son rêve de devenir un expert dans une activité en se dévouant totalement à ce projet. Mc Laughlin décide donc de contacter le scientifique, qui fut immédiatement intéressé par ce projet car un paramètre s’ajoute à ses recherches, celui de l’âge. Autrement dit, <strong>est-ce que l’âge peut être un facteur limitant dans l’apprentissage?</strong> Car Mc Laughlin n’est pas un jeune loup, mais un trentenaire, n’ayant pas de prédispositions particulières pour le sport.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut prendre en compte quelques éléments de la personnalité de Dan décrite par ses parents comme étant «changeant», «original». Car il s’est essayé à plusieurs activités mais a toujours eu une tendance à s’ennuyer rapidement et à ne pas aller au bout de ses projets. Alors son projet de devenir golfeur est apparu d’abord comme un caprice aux yeux de son entourage. Mais pas pour Dan, pour qui cette tâche lui semblait suffisamment difficile pour lui maintenir un intérêt pour garder une motivation intacte avec le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant donné que la pratique «délibérée» nécessite de se consacrer entièrement à l’apprentissage, Dan décide de suivre cette théorie en abandonnant son travail de photographe, en décidant de vivre avec ses économies et en supprimant les dépenses superflues. Dan semble donc investi dans son projet comme un scientifique qui serait son propre cobaye. Son défi est immense car il s’est fixé comme objectif d’atteindre après 10 000 heures de pratique (qui représente 6 années d’apprentissage)<strong> les qualifications du PGA tour, de se qualifier pour les cartes et d’éventuellement gagner un tournoi amateur.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin5.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1283" alt="danmclaughlin5" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin5-300x184.jpg" width="300" height="184" /></a><strong>Pourquoi a-t-il choisi le golf?</strong> Il avoue qu’il avait pensé à la musique ou à l’architecture mais que le golf était une activité pour laquelle il n’avait aucun à priori ni connaissance et qu’en plus il pouvait mesurer les progrès d’une manière tangible: mesurer le nombre de coups, les distances. Pour lui, cela semblait virtuellement impossible, mais en théorie possible. Autrement dit, <strong>pourquoi ne pas tenter ce pari?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans sa quête, Dan s’est accompagné d’un entraîneur qui l’a d’abord dissuadé de son projet. Pour l’entraîneur, cela étant offensant de voir arriver un débutant qui partait d’une idée que le golf serait simple et qu’il suffisait de 10 000 heures d’entraînement pour arriver à être professionnel. Mais l’entraîneur finit par accepter en voyant la détermination de Dan et met en place une méthode originale et inédite. Il accepte mais à condition que Dan suive son enseignement:<strong> il commence par lui demander de faire des putts d’un mètre, puis de deux pendant des mois.</strong> Au bout d’une année, Dan a eu le droit de toucher à un fer. Pour l’entraîneur, c’était un moyen de tester la motivation de Dan en le frustrant dès le départ, mais Dan s’est accroché. C’est aussi une expérience qui lui permet de tester une méthode et de réinventer l’apprentissage en se demandant quel niveau pourrait donc atteindre ce débutant.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, Dan a déjà <strong>3 années d’entraînement et 4 000 heures au compteur</strong>. Il est presque à la moitié de son projet et répertorie statistiquement ses progrès sur son blog. Il a même trouvé des sponsors qui se sont intéressés à cette expérience. Il s’est entouré d’un spécialiste du swing, d’un préparateur mental et s’est lié d’amitié avec quelques professionnels qui ont été intrigués par son projet. Sur ce point, on peut déjà féliciter Dan, qui partant de rien, ne pouvait qu’avoir une évolution favorable. Mais après 3 années d’entraînements, il a déjà réalisé au meilleur de ses performances un <strong>+8</strong>. Ce qui constitue déjà une performance en soi. Le but étant maintenant d’arriver à réitérer ses performances.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette histoire m’a donc intéressée, d’abord parce que j’aime les personnalités originales, mais aussi parce qu’elle soulève plusieurs interrogations par rapport aux paramètres psychologiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin3.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1284" alt="danmclaughlin3" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin3-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a>Le golf fait partie des sports les plus exigeants d’un point de vue mental. Car il ne suffit pas de savoir taper des coups, être adroit ou intelligent pour analyser ses stratégies. Le paramètre psychologique fait la différence entre un bon golfeur et un excellent golfeur.<strong> Alors je me demande comment Dan va gérer ces aspects?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D’abord, je me pose la question de la quête, du but derrière ce projet. Je me demande si au delà de l’expérimentation, un projet comme celui-ci permet de donner un sens à sa vie, peut aussi représenter une fuite de la réalité et si cette quête est réellement sincère car il est maintenant déjà médiatisé. Pendant six années, il peut être rassuré de s’investir dans un projet en ayant toujours comme but de progresser. Cela peut être excitant en soi. <strong>Mais qu’adviendra-t-il s’il ne réussit pas à atteindre son but? Et puis qu’en fera-t-il par la suite?</strong> A mon sens, pour réussir un projet comme celui là, il faut une motivation hors norme, c’est à dire d’arriver à donner un sens profond à cette quête et j’espère que Dan a réussi à identifier ce qui le pousse réellement à tenter cette expérience.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, si les heures d’entraînements vont l’amener à progresser d’une manière assez logique, il va peut être se produire un palier dans la progression de son apprentissage. Car s’il descend son score au fur et à mesure, d’arriver à faire un score négatif est une autre tâche. Ce n’est pas parce qu’il a progressé en partant de rien qu’il arrivera à atteindre une stabilité dans ses performances, car il n’y a rien de plus versatile que le golf.</p>
<p style="text-align: justify;">Son projet est centré sur ses performances et donc lié à des résultats. S’il se focalise là dessus pour constater ses progrès, il me semble qu’il y ait un gouffre entre ce qu’on réalise à l’entraînement et en compétition. Je me demande comment il va gérer ses compétitions, car ce qui est le plus compliqué à gérer est cette pression liée à ses résultats. Alors qu’il insiste sur l’apprentissage, la compétition nécessite que l’on gère le score, les temps morts, les mauvais coups. Un golfeur qui réussit est celui qui arrive à rester au présent à chaque coup et à gérer ses états d’âmes liés au score. <strong>Qui nous dit qu’avec ses 10 000 heures d’entraînement, qu&rsquo;il soit capable de cela?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1285" alt="danmclaughlin" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/05/danmclaughlin-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a>Enfin, cette expérience est fascinante car elle pose la question de la part du talent dans les performances. Peut être que Dan, sans le savoir a des qualités intrinsèques qui font qu’il pourrait réussir ce pari. Il semblerait encore plus intéressant, mais impossible d’une manière pratique, à prendre une dizaine de joueurs, sans passé sportif, du même âge et de comparer leur évolution. Et on pourrait voir si à un niveau égal, ce qui fait qu’un joueur arrive à être plus performant qu’un autre et il semble pourtant difficile d’isoler un paramètre, qui expliquerait ce <strong>«petit plus»</strong> qui fait la différence.</p>
<p style="text-align: justify;">Etant curieuse de nature, je vais suivre ce projet car les questions que je viens d’évoquer méritent de trouver un début de réponse. Et seul le temps nous apportera ses réponses et nous dira si Dan peut réussir son pari. Je lui souhaite en tout cas. Car au delà de son côté expérimentation, le projet de Dan est le projet d’un homme qui teste ses limites. Peut être chacun de nous se limite, s’invente des excuses pour ne pas aller au bout de ses rêves. Dan fait partie de ces personnes qui croient que l’on peut tenter l’impossible et que la force du rêve et la détermination peut parfois amener à réussir son projet en dépit des circonstances et du talent. <strong>Peut-on penser qu&rsquo;il suffit d&rsquo;y croire pour réussir et que c&rsquo;est en là que réside le talent, comme le disait Mark Twain: &laquo;&nbsp;Ils ne savaient que c&rsquo;était impossible, alors ils l&rsquo;ont fait&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai envoyé quelques questions à Dan sur ces paramètres psychologiques et j’espère donc pouvoir publier un entretien de lui. En attendant, je vous invite à regarder son blog pour comprendre mieux son projet.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Lien pour suivre <a href="http://thedanplan.com" target="_blank">Son blog: The Dan Plan</a></h2>
<h2>Lien pour suivre <a href="https://www.facebook.com/TheDanPlanGolf" target="_blank">Sa page Facebook </a></h2>
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		<title>Formation Psychologie de l&#8217;entraîneur et Préparation mentale intégrée tennis</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Apr 2013 13:58:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psysport</dc:creator>
				<category><![CDATA[Formation]]></category>
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		<category><![CDATA[préparation mentale]]></category>
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		<description><![CDATA[Ronan Lafaix propose aux enseignants de tennis deux formations en Juillet 2013 à la Ligue du Centre: - Formation sur la psychologie de l&#8217;entraîneur (5-6 Juillet 2013) dont l&#8217;objectif est de prendre conscience des différentes approches psychologiques des entraîneurs: de la démarche directive à la démarche participative; gérer son stress en situation de coaching et ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/formation-ronan-lafaix/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2012/10/IMG_0304.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-857" alt="IMG_0304" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2012/10/IMG_0304-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a>Ronan Lafaix propose aux enseignants de tennis deux formations en Juillet 2013 à la Ligue du Centre:</p>
<p>- <strong>Formation sur la psychologie de l&rsquo;entraîneur</strong> (5-6 Juillet 2013) dont l&rsquo;objectif est de prendre conscience des différentes approches psychologiques des entraîneurs: de la démarche directive à la démarche participative; gérer son stress en situation de coaching et développer des stratégies de conscientisation pour mieux se connaître et faire évoluer son mode de fonctionnement.</p>
<p>- <strong>Formation sur la préparation mentale intégrée au tennis</strong> (3 et 4 Juillet 2013) dont l&rsquo;objectif est d&rsquo;intégrer l&rsquo;aspect mental dans les entraînements de tennis chez les jeunes; connaître les techniques pour apprendre à respirer naturellement en jouant; apprendre à contrôler son corps et ses émotions en jouant et connaître des exercices pour maîtriser les émotions et développer la concentration</p>
<h2>Plaquette d&rsquo;information à télécharger: <a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/04/FORMATIONS-R-LAFAIX-copie.pdf" target="_blank">FORMATIONS R LAFAIX &#8211; copie</a></h2>
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		<title>Formation Psychologie du Sport et Préparation Mentale</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2013 13:28:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psysport</dc:creator>
				<category><![CDATA[Formation]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Centre de Formation en Alternance Trans-Faire propose une formation de 110 heures à Paris conçue pour les professionnels (entraineurs, médecins, professeurs d&#8217;EPS&#8230;) qui travaillent en relation avec des sportifs. Cette formation se déroule selon deux formats : - Option 1 : Tous les vendredis du vendredi 11 octobre au vendredi 28 mars 2014 (hors ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/formation-transfaire/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/03/A-logo_transfaireminiok.png"><img class="alignleft size-full wp-image-1259" alt="A-logo_transfaireminiok" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/03/A-logo_transfaireminiok.png" width="180" height="65" /></a>Le Centre de Formation en Alternance </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><b>Trans-Faire</b></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"> propose une formation de 110 heures à Paris conçue pour les professionnels (entraineurs, médecins, professeurs d&rsquo;EPS&#8230;) qui travaillent en relation avec </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><b>des sportifs</b></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">.</span></span></span></span></span></p>
<p>Cette formation se déroule selon deux formats :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">- </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">Option 1 </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">: Tous les vendredis du vendredi 11 octobre au vendredi 28 mars 2014 (hors vacances scolaires)<br />
- </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">Option 2</span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"> : Pendant les vacances scolaires du 28 octobre 2013 au 1er novembre 2013, du 2 au 5 janvier 2014 et du 7 au 11 juillet 2014.</span></span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">Cette formation  s’adresse à ceux qui ont perçu l’importance primordiale des dimensions </span></span><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><b>psychologique et mentale</b></span></span><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"> dans l’activité des athlètes, notamment dans leur épanouissement personnel et dans la réalisation de leurs performances, et qui désirent développer leurs savoirs et savoir-faire dans ces domaines, dans l’accompagnement des sportifs.</span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">Six modules sont proposés :</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><b><br />
</b></span></span></span><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">-  Observer et comprendre les états, les attitudes et les comportements des sportifs</span></span></span><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">-  Intervenir auprès de différents publics</span></span></span><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">-  Développer la qualité des relations</span></span></span><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">-  Mieux connaitre les différentes approches</span></span></span><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">-  Psychopathologie du sport</span></span></span><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">-  Analyse de sa pratique professionnelle</span></span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">Cette formation sera dispensée en intégralité par des intervenants spécialistes expérimentés dans les domaines de la psychologie du sport : Makis Chamalidis, Anne Desplanques, Gilles Amado, Jean-Luc Emery, François Ducasse, Willy Falla, Gérard Pestre&#8230; </span></span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">Trans-Faire intervient depuis 15 ans dans différentes institutions, pour mener des bilans psychologiques, accompagner des athlètes ou des entraîneurs, former des enseignants aux diplômes d’État : Direction Technique de la Fédération Française de Tennis, ligues régionales de handball, clubs de sports collectifs…</span></span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, serif;"><span style="font-size: small;">Contact : Gérard Pestre – 01 45 23 83 82 – 06 14 22 91 88 – <a href="mailto:g.pestre@trans-faire.fr">g.pestre@trans-faire.fr</a></span></span></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Télécharger la <a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/03/brochure_tf_psycho_sport_13142.pdf">brochure_tf_psycho_sport_1314(2)</a><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/03/brochure_tf_psycho_sport-2013-14.pdf"><br />
</a></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="http://www.trans-faire.fr/portail.aspx?page=35" target="_blank">Suivre ce lien pour avoir plus d&rsquo;informations</a></h2>
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		<title>Paroles d&#8217;entraîneur. Mehdi Daouki: Mon expérience avec Aravane Rezaï</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Mar 2013 18:56:37 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Paroles d'entraîneur]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;inaugure une nouvelle rubrique de mon blog &#171;&#160;Paroles d&#8217;entraîneur&#160;&#187; où l&#8217;idée est de proposer à un entraîneur de nous donner ses impressions sur une thématique. Je débute donc une collaboration avec Mehdi Daouki, entraîneur de tennis à qui j&#8217;ai proposé cette tribune pour nous parler de son expérience d&#8217;entraîneur et de parler de la thématique ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/paroles-dentraineur-mehdi-daouki/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J&rsquo;inaugure une nouvelle rubrique de mon blog <strong>&laquo;&nbsp;Paroles d&rsquo;entraîneur&nbsp;&raquo;</strong> où l&rsquo;idée est de proposer à un entraîneur de nous donner ses impressions sur une thématique. Je débute donc une collaboration avec Mehdi Daouki, entraîneur de tennis à qui j&rsquo;ai proposé cette tribune pour nous parler de son expérience d&rsquo;entraîneur et de parler de la thématique de la relation entraîneur-parent de joueur.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2012/11/208786_189829181060386_8222796_n.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-881" alt="208786_189829181060386_8222796_n" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2012/11/208786_189829181060386_8222796_n-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a>En tant que coach et entraîneur sur le circuit depuis plus de 10 ans, j’ai souvent été confronté à des parents dont l’ambition était claire: mon fils ou ma fille sera un champion. Quelle que soit leur nationalité: Russe, chinoise, Américaine..</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai constaté que souvent leurs actions, leurs comportements faisaient la différence. Je prends pour exemple ma collaboration avec Aravane Rezaï (qui était  top 100 quand on a démarré) et les discussions que j’ai eu avec son père. Faire partie de son équipe m’a obligé à trouver une nouvelle place, à me dépasser et à chercher des solutions pour satisfaire une ambition hors norme: celle d’être numéro une mondiale. Au delà de la technique, la tactique et du physique, je me demandais chaque jour, avec beaucoup d’enthousiasme, ce qui allait se passer sur le court. Nous passions des journées entières à s’entraîner. Je devais préparer des séances spécifiques car Aravane était habituée à s’entraîner longtemps: les séances duraient au minimum 3h et parfois on pouvait rester 4 heures sur le court. Cela représentait beaucoup de temps et je constatais que son niveau de concentration baissait au fur et à mesure. Mais elle avait réussi à être top 100 avec ce rythme de séances imposées par son père et je ne pouvais pas remettre cela en question.  A ce moment-là, l’objectif était de rentrer dans le top 10.</p>
<p style="text-align: justify;">J’étais persuadé qu’il y avait des choses à faire évoluer mais je savais qu’avant tout, il fallait convaincre son père. Car c’est lui qui décidait pour elle. Il était déterminé, il avait pour ambition de représenter son pays d’origine, l’Iran, et de conquérir le monde. Il parlait souvent d’Agassi et prenait exemple sur lui. Un jour, il m’a confié qu’il avait comme objectif, que sa fille frappe plus de balles dans sa carrière qu’Agassi. Il était persuadé que c’était la seule manière d’arriver à être numéro 1 mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Après quelques temps, j’ai pris plus de place dans l’équipe. J’intervenais plus mais je m’apercevais qu’elle manquait de concentration, de détachement, de relâchement durant l’effort. Après une heure d’entraînement, tout cela se dégradait.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons donc convenu de faire des séances d’une heure plus souvent en  essayant de faire progresser sa concentration et augmenter le temps de séance au fur et à mesure.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cela n’a pas vraiment convaincu son père qui voulait toujours plus, que sa fille s’entraîne jusqu’à l’épuisement, voire parfois même la blessure. Mais je devais rester proche de lui, comprendre ses croyances aussi pour mieux aider sa fille qui avait 20 ans et qui désirait probablement être plus autonome.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela se passait beaucoup mieux quand j’étais seul avec Aravane sur les tournois. J’ai dû être patient, l’écouter, essayer d’avoir une autre approche pour qu’elle trouve de l’équilibre dans sa vie également.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la relation avec son père a été compliquée dans la mesure où il avait sa façon de fonctionner avec elle, un discours, des exercices spécifiques. Je me rappelle qu’on parlait du développement de jeu, de son physique ou de sa technique au service. Il fallait que je m’adapte en permanence.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/03/arav.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1238" alt="Roland Garros - J4" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/03/arav-300x227.jpg" width="300" height="227" /></a>J’ai eu parfois l’impression que sa motivation et son ambition allait à l’encontre de l’équilibre psychologique de sa fille. Je devais pourtant être un lien, entre les deux, pour que les séances soient productives, que lui aussi soit rassasié. Mais cela a engendré beaucoup de conflits et d’incompréhensions.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le tournoi de Pékin, la collaboration s’est arrêtée sans que je n’ai vraiment eu  d’explications à cela.  Mais je sentais que je prenais peut être trop de place dans sa vie, qu’il fallait qu’elle fasse des choix sportifs, qu’elle prenne des risques. Je me demande aussi si ce n’était pas une question de confiance. Elle avait eu de très bons résultats avec moi en gagnant 2 tournois. Je voyais aussi la progression dans ses entraînements. Mais peut être que son père n’était pas convaincu de mes prises d’initiatives. On avait discuté de mettre en place autour d’elle, un préparateur physique et un sparring. J’ai aussi proposé des outils pour mieux gérer ses émotions, sa concentration mais cela ne rentrait peut-être pas dans les plans du père qui est resté ancré dans ses propres convictions. Il voulait rester son entraîneur et je ne pouvais que respecter son choix.</p>
<p style="text-align: justify;">Après tout, Aravane avait 21 ans. Elle était parvenue à rentrer dans le Top 20. A ce moment là,  elle devait probablement faire un choix. J’ai appris plus tard qu’elle s’était séparée de son père. Je savais que c’était une étape importante et un challenge pour elle et je regrette de ne pas avoir eu l’opportunité d’aller au bout car j’étais persuadé qu’elle était capable de gagner de grands tournois.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, je sais qu’elle cherche le chemin pour revenir plus forte.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><a title="Entretien avec Mehdi Daouki, entraîneur de tennis: La séparation dans la relation entraîneur-joueur?" href="http://www.psychologiesport.fr/mehdi-daouki/" target="_blank">Vous pouvez également retrouver un entretien de Mehdi sur les relations entraîneur-joueur</a></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="https://www.facebook.com/pages/Mehdi-Daouki/170694506307187?fref=ts" target="_blank">Pour retrouver Mehdi sur Facebook </a></h2>
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		<title>Interview avec Nuno Matos, coach travaillant avec des parents de sportifs</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Feb 2013 10:36:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psysport</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews/Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[coaching]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour clôturer ce dossier sur le sportif et ses parents, je vous propose un entretien avec Nuno Matos, que je connais depuis plusieurs années. Nuno a eu un Doctorat en Sciences du Sport, a fait des recherches sur le surentraînement chez les sportifs et a été formé par l&#8217;Institut de coaching Integral au Canada où ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/nuno-matos/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/nuno1.jpg"><br />
</a><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/nuno1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1221" alt="nuno1" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/nuno1-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a>Pour clôturer ce dossier sur le sportif et ses parents, je vous propose un entretien avec Nuno Matos, que je connais depuis plusieurs années. Nuno a eu un Doctorat en Sciences du Sport, a fait des recherches sur le surentraînement chez les sportifs et a été formé par l&rsquo;Institut de coaching Integral au Canada où il est diplômé &laquo;&nbsp;Performance coach&nbsp;&raquo;. Il propose des séances de coaching sur Skype en Anglais et Portugais. Il vit actuellement en Grande-Bretagne et je l&rsquo;ai donc interviewé sur Skype et traduit ses propos. Il nous parle de son travail, du coaching qu&rsquo;il fait avec les parents de sportifs et des résultats qu&rsquo;il a pu observer.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Pourquoi et comment tu as décidé de travailler avec les parents dans le sport?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Mon parcours n’a pas été direct. Pendant mon doctorat, j’ai effectué des recherches sur le surentraînement et le burn-out dans le sport et je me suis aperçu que les parents avaient une influence sur le développement du sportif et qu&rsquo;ils pouvaient mettre parfois trop de pression sur leurs enfants. Après mon doctorat, je me suis donc plus intéressé sur ses parents qui pouvaient être une source de pression pour leur enfant. Ensuite, j’ai intégré une académie de tennis où je devais sensibiliser et éviter le surentraînement chez les joueurs en travaillant avec les entraîneurs. Dans cette académie, les entraîneurs étaient formés à une approche théorique du coaching, qui s’appelle la «Théorie Intégrale» et j’ai commencé à appliquer cette théorie pour comprendre ce phénomène dans le tennis.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai ensuite fait un diplôme pour être coach, ce qui m’a donné une méthodologie pour pouvoir intervenir avec les parents. J’ai commencé à proposer des séances aux parents dans l’académie et à en faire aussi un objet d’étude appliquée pour mes recherches. Je voulais savoir si l’évolution du comportement des parents aurait un effet positif sur le comportement de l’enfant. Au delà du sport, cette approche du coaching permet aux parents d’être plus épanoui dans leur vie également.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Peux tu nous résumer un peu cette théorie pour comprendre un peu ton cadre de travail? </b></h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/6a00e54fef7962883401630343994b970d.png"> </a></p>
<h2 style="font-size: 1.5em;"><b><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/6a00e54fef7962883401630343994b970d.png"><img class="alignleft  wp-image-1213" style="border-style: initial; border-color: initial; cursor: default; border-width: 0px;" alt="6a00e54fef7962883401630343994b970d" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/6a00e54fef7962883401630343994b970d.png" width="253" height="82" /></a></b></h2>
<p style="text-align: justify;">La théorie intégrale a été crée par un philosophe, Ken Wilbert qui a fait de nombreuses années de recherche en essayant de prendre en compte toutes les approches théoriques sur l’être humain (religion, sciences, philosophie, psychologie etc) et a recherché les connexions entre toutes ces approches théoriques. Il a pensé que chaque approche avait quelque chose à dire mais que chacune pensait détenir leur vérité. Il a donc réalisé que sur un problème en particulier, par exemple dans les sciences du sport, chaque approche théorique (technique, physique, sociologique, psychologique, biomécanique) a une idée pour approcher ce domaine mais l’idée avec cette théorie c’est de regrouper tous les paramètres en même temps qui permettent d’avoir une approche plus globale du problème. La théorie intégrale prend en compte 4 aspects fondamentaux qui forment une réalité dans un cadre cohérent: il y a des facteurs subjectifs, objectifs, individuels et collectifs qui sont tous inter-connectés et qui permettent d’avoir une vision intégrale d’un être humain.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Comment tu travailles avec les parents?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Je me base sur 3 choses pour travailler avec les parents. 1. Ma connaissance scientifique (c’est à dire mon cadre théorique), 2. Ma méthodologie du coaching. 3. Mon affectivité (mes propres émotions et sentiments).</p>
<p style="text-align: justify;">La première séance, je parle avec les parents et j’essaye de détecter les problèmes à résoudre. On parle de tout, des facteurs subjectifs (les parents), objectif-individuel (leur comportement), objectif-collectif (les aspects financiers). Après cette séance, je prends en compte ces 4 facteurs mais aussi les facteurs d’intelligence (émotionnelle, cognitive). Cela me donne une information sur ce qui leur manque. Par exemple, s’ils n’ont pas conscience de leurs propres émotions, ils ne peuvent pas comprendre les émotions de leur enfant. Au niveau somatique, ils peuvent être crispés, tendus, cela donne aussi des informations.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, je me mets à leur place. J’essaye de prendre tous ces paramètres et de les comprendre à partir de leur point de vue. Je prends en compte aussi leur étape dans le développement psychologique, j’essaye de savoir s’ils ont une vision égocentrique ou altruiste et aussi si c’est un homme ou une femme. Dans cette théorie, il y a 9 types de personnalité différents. Je fais donc un profil de chaque parent.</p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-1222" style="border-style: initial; border-color: initial; cursor: default; float: right; border-width: 0px;" alt="nuno4" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/nuno4-200x300.jpg" width="200" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">A partir de là, je leur propose 2 métaphores qui va leur permettre de comprendre le problème d’une manière imagée et qui va les toucher également affectivement. La première métaphore parle du présent (de leur comportement) et la deuxième parle de la «nouvelle» façon de se comporter, celle qui va donner la direction pour le changement.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est très important de parler de leur comportement actuel, de leur manière de faire qui peut avoir un impact négatif et je vais leur proposer des comportements plus adaptés. Pour cela, il faut qu’ils suppriment leurs anciens comportements. Il faut savoir qu’ils sont rarement conscients de leur comportement au présent.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, dans la deuxième séance, je mets en place des objectifs de changement qui sont basés sur leur profil. Après on fait au moins trois séances pour leur donner les clés pour se comprendre, les actions à entreprendre et ils doivent également remplir un journal entre les séances. Ce journal parle de leurs progrès, de leurs comportements pendant les 2 semaines où l’on ne s&rsquo;est pas vu. Donc le parent est engagé activement dans le coaching.</p>
<div>
<p style="text-align: justify;">A la dernière séance, je regarde si le parent a avancé dans le processus de changement. Pour moi, 6 séances est un minimum. Je préfère faire 10 séances. Donc je regarde les objectifs, s’ils ont été atteints ou non. On prend conscience des avancées et changements du comportement. C’est souvent une séance très émouvante parce que les parents sont surpris de leurs progrès.</p>
<p style="text-align: justify;">J’aime bien donné l’exemple d’un oiseau qu’on retrouve dans la rue avec une jambe cassée, on le ramène à la maison, on en prend soin, on le nourrit mais on ne le garde jamais avec soi pour toujours, car on ne veut pas l’attacher. C’est meilleur s’il retrouve le monde dans lequel il a l’habitude de vivre. C’est un peu la même image pour les parents. Ils peuvent explorer leur nouvelle façon de voir les choses, leurs nouveaux comportements et continuer à évoluer sans moi par la suite. C’est ce qui rend intéressant ce processus de changement. On prend en compte ses comportements et on les dépasse.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Est-ce qu’ils comprennent que leur comportement peut être néfaste pour leurs enfants?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Dans le cadre de l’académie, c’est moi qui vais vers eux. Quand je leur propose une séance de coaching, je dois être très attentif à ma manière de les approcher. Parce qu’ils ne sont pas souvent conscients de ce qu’ils font, de leurs comportements. J’essaye de leur faire comprendre qu’ils sont responsables de ces comportements d’une manière subtile. Ils ont besoin de prendre du recul. Ils sont rarement conscients qu&rsquo;ils peuvent avoir un impact négatif sur leur enfant.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Est-ce que cela fonctionne toujours? </b></h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/NUNO5.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1226" alt="NUNO5" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/NUNO5-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a>Certains parents arrêtent au bout de la deuxième séance. Peut être que c’est ma manière de faire, mon coaching qui ne convient pas. Parfois je leur montre une image d’eux-mêmes qui leur font peur et ils préfèrent abandonner. Ou alors ils ne sont pas encore prêts à évoluer. Je comprends et je respecte cela. Quand je viens vers eux, ils ne me connaissent pas, ils n’ont pas d’à-priori sur moi et mon rôle est très différent de celui d’un entraîneur. Je ne suis pas impliqué directement sur le terrain. Je reste dans mon rôle de coach et de chercheur et je n’ai pas encore eu de problèmes pour le moment avec des parents.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Quels résultats tu remarques chez eux?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, j’ai travaillé avec un père qui était très stressé par son travail. Son problème n’est pas qu’il mettait trop de pression sur son fils, mais plutôt le contraire. Il était complètement désengagé dans la pratique de son fils. Il ne faisait que travailler pour subvenir financièrement à sa famille. Il venait au club, prenait son café et n’allait jamais voir son fils s’entraîner ou même faire un match. Il m’a dit «mon fils est un grand compétiteur et c’est ça son problème, il se comporte mal sur un terrain». Quand j’ai commencé à travailler avec lui, ce qui m’a frappé est qu’il était lui-même un grand compétiteur dans son travail. Il était très stressé et avait des réactions émotionnelles négatives. Il a commencé à réaliser que son propre comportement pouvait induire le même comportement chez son fils.</p>
<p style="text-align: justify;">Je lui ai donné la métaphore du «lion solitaire». Les caractéristiques du lion sont de subvenir aux besoins, de défendre sa famille, d’être le chef. C’était son rôle. Mais il était «seul». Et cela l’a interpellé. Il se sentait en fait très isolé dans sa famille, dans sa relation avec sa femme aussi. Il s’est rendu compte qu’il n’avait pas beaucoup de soutien. Il avait envie d’avoir une relation plus proche avec son fils mais ne savait pas comment s’y prendre. On a travaillé là dessus et il a compris qu’il a envie de faire pleins de choses mais il ne savait pas comment faire pour y arriver. C’était un défi pour lui parfois.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-medium wp-image-1223" alt="nuno3" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/nuno3-300x200.jpg" width="300" height="200" />Il a progressé et il est maintenant beaucoup plus proche de son fils et il va maintenant le voir à l’entraînement et il sait rester calme. Une des raisons pour lesquelles il s’était empêché d’aller voir son fils était parce qu’il avait peur de se mettre en colère quand il voyait son fils mal se comporter sur un terrain. Il avait peur de mal réagir et d’aller le chercher et le ramener directement à sa maison. D’une manière très ferme.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a progressé dans sa communication avec son fils, il est beaucoup moins stressé de manière générale et plus heureux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les séances de coaching ont eu des répercussions sur tous les paramètres de sa vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Et son fils, qui était très talentueux, avait l’habitude de faire n’importe quoi pendant ses entraînements. Il est maintenant dans les meilleurs joueurs de son âge dans le pays, il est plus calme, plus gentil. On le voit beaucoup plus relâché. Maintenant que la tension a été relâché du côté de son père, cela a eu un effet sur sa propre tension aussi: inconsciemment, il attendait que son père soit moins stressé également. L’impact que cela a eu sur l’enfant a été phénoménal, sans même intervenir sur l’enfant.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Quels conseils tu pourrais donner à des parents qui sont impliqués dans le sport?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">C’est une question difficile! Ce que je leur suggère est de rester humble. On a tous une humilité au fond de nous. Cela permet d’être plus conscient des effets que l’on peut avoir sur les autres. Il faut avoir l’humilité de se dire qu’il  faut peut-être que je sois aidé. On peut donner beaucoup de conseils aux parents, de ne pas trop stresser, de ne pas avoir d’émotions négatives, mais il faut commencer d’abord par ce qu&rsquo;ils aient cette humilité, qu’ils prennent conscience qu’ils peuvent être aidés, que cela peut être positif pour eux et pour leur enfant.</p>
<h2>Vous pouvez joindre la page <a href="https://www.facebook.com/NunoMatosIntegral?fref=ts" target="_blank">FACEBOOK </a>de Nuno pour suivre ses activités</h2>
<h3>Sa page personnelle:</h3>
<h3> <a href="http://www.integralperformancecoach.com/" target="_blank">http://www.integralperformancecoach.com/</a></h3>
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		<title>Témoignage d&#8217;Olivier, père d&#8217;une nageuse de compétition sur la relation entre parent et sportif</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Feb 2013 19:23:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>psysport</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews/Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Après mon article &#171;&#160;Le sportif et ses parents: une relation complexe&#160;&#187;, je vous propose un témoignage d&#8217;un père d&#8217;une nageuse de compétition qui nous raconte son expérience et ses difficultés à se positionner par rapport au projet sportif de sa fille Olivia, 14 ans. Je précise que ce témoignage est anonyme et que les prénoms ...<a class="post-readmore" href="http://www.psychologiesport.fr/pere-nageuse/">read more</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/imagesn.jpg"><br />
</a> <a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/imagesni.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1185" alt="imagesni" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/imagesni.jpg" width="225" height="225" /></a> <a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/331050425_ID6943625_natation_233046_H3F9GH_0.jpg"><br />
</a>Après mon article <a title="Le sportif et ses parents: une relation complexe" href="http://www.psychologiesport.fr/sportif-parents/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Le sportif et ses parents: une relation complexe&nbsp;&raquo;</a>, je vous propose un témoignage d&rsquo;un père d&rsquo;une nageuse de compétition qui nous raconte son expérience et ses difficultés à se positionner par rapport au projet sportif de sa fille Olivia, 14 ans. Je précise que ce témoignage est anonyme et que les prénoms ont été modifiés pour conserver cet anonymat.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Quel est votre parcours sportif? Et avez-vous transmis cela à vos enfants?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">J’ai été un bon joueur de football, passionné par le sport en général et dans ma famille on m’a toujours transmis les valeurs du sport. J’ai eu deux filles, qui ont deux années d’intervalle et je ne les ai pas poussé à faire du sport de compétition particulièrement. J’ai inscrit ma plus grande fille en natation pour une raison pratique de savoir nager et puis elle a aimé cela. Alors sa petite soeur Olivia, a démarré de la même manière mais elle a très vite montré plus d’intérêt et aussi une aptitude particulière selon son entraîneur.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Quel est le parcours sportif de votre fille?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Je dirais qu’il est classique. Après les premières compétitions, elle a très vite eu des bons résultats et ensuite elle s’est dirigée au collège vers un sport-études, bien que j’étais réticent au départ puisque j’avais peur de la cadence et aussi du niveau d’étude. Mais j’ai été assez vite rassurée. La difficulté était plutôt qu’elle était interne et je ne la voyais plus que le week-end.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Comment avez-vous vécu personnellement ses résultats? </b></h2>
<p style="text-align: justify;">Par procuration! J’étais heureux qu’elle réussisse et je la voyais s’épanouir dans la natation, même si je me rendais compte que c’était un sport hyper exigeant. Je la suivais dans les compétitions dès que je le pouvais et très vite je me suis pris au jeu et me suis mis à fond dans son projet.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Avait-t-elle comme projet de poursuivre le sport à haut niveau?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas vraiment. Elle ne le disait pas clairement mais au vu de ses résultats et puis aussi de ses entraîneurs qui me disaient qu’elle avait du potentiel, j’avais vraiment confiance en elle et j’étais prêt à sacrifier du temps et de l’argent pour qu’elle réussisse.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Est-ce que la natation est devenu un projet familial?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">En quelque sorte. Enfin, j’étais le seul de la famille à m’impliquer plus personnellement. Ma femme était en dehors de cela car elle n’était pas spécialement sportive et mon autre fille avait arrêté assez tôt la compétition de natation car elle n’était pas assez passionnée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le week-end, quand Olivia était là, je la bombardais de questions sur ses entraînements, sur son quotidien, sur son entraîneur, son suivi alimentaire. Je m’inquiétais un peu car elle était loin et je ne pouvais pas directement l’observer. Puis lors des compétitions, nos conversations tournaient essentiellement autour de la natation.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/331050425_ID6943625_natation_233046_H3F9GH_0.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1186" alt="331050425_ID6943625_natation_233046_H3F9GH_0" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/331050425_ID6943625_natation_233046_H3F9GH_0-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>A quel moment vous êtes vous rendu compte qu’Olivia avait des difficultés avec votre implication?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">C’est venu au fur et à mesure. Je ne me suis pas réellement rendu compte que j’étais trop impliqué dans son sport. Je me disais passionné avant tout et puis la compétition est quelque chose de grisant aussi! Puis un jour son entraîneur m’a appelé pour prévenir qu’Olivia pleurait après chaque séance, et même qu’elle avait refusé de s’entraîner plusieurs fois.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Comment avez-vous pris cette nouvelle?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Mal. Je me disais que ma fille qui avait du talent allait peut être arrêter la natation alors qu’elle avait un bel avenir devant elle. Je ne comprenais pas pourquoi elle allait mal d’un coup et puis les performances ont aussi commencé à être moins bonnes.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Avez-vous discuté avec elle?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Oui. Je lui ai demandé ce qui n’allait pas, si le rythme était trop dur, si elle avait envie d’arrêter. Mais le dialogue était difficile. En lui posant ces questions, je pense que je l&rsquo;embêtais encore plus alors qu’elle n’avait peut être pas envie de m’en parler à moi. Elle ne m’écoutait plus vraiment et je n’arrivais pas à trouver le bon message pour la faire réagir.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Qu’avez-vous décidé de faire pour gérer ce problème?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Nous avons été voir un médecin pour voir s’il n’y avait pas de problèmes médicaux particuliers et il nous a dit qu’elle était dans un état de grande fatigue, ce qui pouvait expliquer qu’elle pleurait souvent et qu’elle avait moins envie de s’entraîner. L&rsquo;entraîneur, qui peut être connaissait mieux son mal être que moi, m&rsquo;a conseillé de l&rsquo;arrêter pendant deux semaines et de couper par rapport aux entraînements pendant les vacances de Pâques.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/images.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1183" alt="images" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/images-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Comment avez-vous donc réagi pendant ces deux semaines?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Disons qu’elle m’a fait une demande sous forme de consigne «de ne pas parler de natation pendant ces deux semaines». J’ai pris cela assez mal dans un premier temps et puis après quelques jours je me suis dit que c’était un message «clair» de sa part, qu’elle n’avait peut être plus envie que je m&rsquo;immisce dans son sport. J’ai réussi à tenir ce pari bien que c’était assez compliqué pour moi.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Pourquoi était-ce si compliqué pour vous?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Parce que je me suis rendu compte que nos discussions tournaient toujours autour de la natation, des résultats, de son comportement et que je n’avais pas d’autre lien que celui du sport depuis plusieurs années. C’était un constat assez amer aussi pour ma part. De me rendre compte que je n’avais vécu qu’avec ma fille à travers son sport. C’était une remise en question.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Qu’avez-vous tiré comme leçon de cette période?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Que je n’étais pas à ma place! J’avais tenté sûrement d’occuper la place du coach, de lui donner des conseils dans un sport que je ne connaissais pas vraiment. Et surtout que je n’avais pas réussi à être un père, celui qu’elle aurait sûrement aimé avoir dans les moments plus difficiles, à l’écouter parce qu’elle n’allait pas bien par exemple. Je me préoccupais bien sûr de son bien être, mais c’était principalement à travers le sport. J’ai compris qu’il fallait que je sois là pour les autres choses que le sport et j’ai ouvert le dialogue avec elle.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Que vous a-t-elle dit alors?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Elle m’a confirmé mon constat! Elle avait ressenti d’un seul coup beaucoup de pressions sur ses résultats, qu’elle pensait qu’elle n’avait pas le droit à l’erreur et puis surtout ce qui a été le plus dur à entendre et qu’elle se disait que la vie de famille tournait autour d’elle. Elle se rendait compte que l’ambiance était moins bonne dès qu’elle ne réussissait pas et que c’était donc plus un plaisir de vivre dans cette ambiance. A la limite, elle ne voulait pas rentrer à la maison si elle n’avait pas réussi. Et c’est justement en faisant des mauvaises performances qu’elle a réussi à nous faire prendre conscience de cela.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b><a href="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/imagesn.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1184" alt="imagesn" src="http://www.psychologiesport.fr/wp-content/uploads/2013/02/imagesn-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Est-ce que vous avez cherché de l’aide à l’extérieur?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Oui et non, j’ai surtout discuté avec l’entraîneur et puis un ami qui voyait ça de l’extérieur a utilisé une image qui a été parlante pour moi! Il m’a dit que c’était comme si j’offrais un super cadeau à Olivia pour Noël et qu’au final que je ne lui laissais pas jouer avec! Et que ce super cadeau qui était un plaisir à la base devenait en quelque sorte frustrant car je me l’accaparais! Je crois que c’est une bonne image!</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>A-t-elle décidé de continuer la natation?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Oui. Après ces deux semaines de repos et des discussions, elle a décidé de réintégrer le centre d’entraînement. Mais je crois qu’elle avait besoin de cette mise au point entre nous pour avancer. D’ailleurs je pense que l’entraîneur voulait aussi provoquer cette discussion et que ces deux semaines étaient nécessaires pour passer à une autre étape. J’ai compris que je devais lui faire confiance et même si c’est parfois compliqué pour moi à vivre, je me suis détaché de son projet sportif et je suis heureux qu’elle s’épanouisse plus dans son sport.</p>
<p style="text-align: justify;">
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