Ma vocation de psychologue du sport
Tout a commencé sur un court de tennis. J’étais enfant, la raquette presque plus grande que moi, mais déjà fascinée par ce que ce sport me faisait ressentir. Le tennis, pour moi, c’était un langage. Une manière de m’exprimer, de me découvrir. Très vite, j’ai compris que la victoire ne dépendait pas seulement de la technique, mais de ce qu’il se passait dans la tête : ma capacité à rester calme, à réfléchir dans le feu de l’action, à trouver le moyen de gagner autrement. J’ai compris très tôt que cet aspect pouvait être fondamental dans la performance.
Puis, au lycée, j’ai rencontré une autre passion : la philosophie. Comprendre l’être humain, ses émotions, ses pensées, ses comportements. J’ai su que je voulais consacrer ma vie à explorer ce lien entre corps, esprit et performance – à aider les sportifs à comprendre comment leur cerveau et leur cœur participent à leurs réussites autant qu’à leurs doutes.
Depuis plus de vingt-cinq ans, j’accompagne des athlètes et des entraîneurs dans cette aventure intérieure. Mon approche est simple : chaque personne possède sa propre “notice de fonctionnement”. Ensemble, nous apprenons à la lire, à la comprendre, à l’accepter. Car mieux se connaître, c’est ouvrir la voie à une performance plus juste, plus sereine, plus durable.
Ce que j’aime dans mon métier, c’est de voir ce moment où le sportif réalise que ses émotions ne sont plus des freins, mais des alliées. Quand il découvre son “pourquoi”, quand il comprend l’impact de ses réactions ou qu’il donne du sens à ses comportements. Derrière chaque performance, il y a une histoire humaine — et c’est cette histoire que j’aime éclairer.
Aujourd’hui, j’accompagne aussi les entraîneurs, souvent oubliés dans la sphère psychologique, pourtant si essentiels à la réussite d’un athlète. Les aider à mieux se comprendre, à gérer leurs propres émotions, c’est leur permettre d’être des guides plus justes, plus sereins.
Ce qui me porte, jour après jour, c’est cette conviction profonde : la plus belle victoire n’est pas celle qu’on remporte sur un terrain, mais celle qu’on gagne sur soi-même.
Mon parcours
Ma carrière a d’abord commencé dans le monde de l’enseignement et de la recherche. Docteure en STAPS et titulaire d’un master de psychologie, j’ai eu le privilège d’enseigner la psychologie du sport à l’université de Lille, puis à celle de Bedfordshire, en Angleterre. Ces années m’ont permis de nourrir ma curiosité scientifique et de comprendre, en profondeur, les mécanismes mentaux et émotionnels qui soutiennent la performance.
Mais peu à peu, une évidence s’est imposée : j’avais envie d’être au plus près des sportifs, là où tout se vit, se ressent et se joue. C’est ainsi que j’ai choisi de me tourner vers la pratique, vers le terrain, pour accompagner les athlètes dans leur quotidien.
Au Maroc, j’ai eu la chance de collaborer avec la Fédération royale de tennis, puis avec l’Académie Mohammed VI, où j’ai accompagné de jeunes joueurs qui sont ensuite devenus des professionnels reconnus : Nayef Aguerd, Youssef En-Nesyri, Oussama Targhaline, Azzedine Ounahi, Reda Tagnaouti, Alaa Bellarouch et tant d’autres… Voir leur évolution, sportive et humaine, a été pour moi une immense source de fierté et d’inspiration.
De retour en France, j’ai poursuivi mon parcours en libéral, tout en intervenant auprès de structures de haut niveau. Pendant cinq ans, j’ai travaillé avec la Fédération française de natation, auprès des équipes de water-polo féminines puis masculines, avec la joie d’avoir pu participer aux Jeux olympiques de Paris aux côtés de l’équipe masculine. J’ai également accompagné de nombreux athlètes à l’INSEP — en gymnastique, escrime, athlétisme, badminton ou boxe — autant de disciplines qui m’ont appris la diversité des chemins menant à la performance.
Mon parcours m’a également conduite vers le football professionnel, au cœur de clubs prestigieux comme le RC Lens, l’AS Monaco et l’OGC Nice. J’y ai assuré un accompagnement individuel des joueurs, mis en place des ateliers collectifs et soutenu les entraîneurs et staffs techniques. Avec Émilie Thiénot, nous avons d’ailleurs conçu à l’AS Monaco un modèle global d’accompagnement psychologique pour le club, mêlant approche scientifique et compréhension humaine.
Aujourd’hui, je poursuis cette aventure aux côtés de l’équipe professionnelle de l’AS Monaco Basket, tout en développant PSYCHESPORT, un projet qui me tient particulièrement à cœur. À travers cette structure, j’accompagne les sportifs et entraîneurs professionnels en consultation à distance ou à Nice, je collabore avec des fédérations pour la mise en place de dispositifs d’accompagnement psychologique, et je forme les entraîneurs à mieux comprendre les dimensions mentales de la performance. Mon expérience en club de Ligue 1 me permet de continuer à travailler avec de nombreux joueurs en France et à l’étranger. Ainsi que des sportifs professionnels dans divers sports (tennis, rugby, basket, hand, tennis de table).
Ce fil rouge, depuis mes débuts, n’a jamais changé : allier la connaissance scientifique à la réalité humaine du terrain, pour aider chaque sportif à se révéler pleinement — dans son sport, et dans sa vie.
Mes différentes collaborations









Mon cadre d'intervention
La confidentialité est pour moi le socle de tout accompagnement psychologique. Elle constitue l’espace de confiance indispensable pour que le sportif puisse s’exprimer librement, sans crainte ni jugement. C’est dans ce cadre sécurisé que naît la possibilité d’un véritable travail sur soi.
Ma pratique repose sur une alliance fondée sur la bienveillance, l’écoute et le respect du rythme de chacun. J’accorde une grande importance à la liberté : le sportif reste maître de son parcours, libre d’interrompre le suivi, d’en ajuster la fréquence ou de faire une pause quand il en ressent le besoin. Mon rôle est d’être un point d’appui, jamais une contrainte.
Mon accompagnement se construit toujours dans la co-construction. Ensemble, nous explorons les pensées, les émotions et les comportements pour développer une meilleure connaissance de soi et, à terme, une plus grande autonomie. Car la finalité de mon travail n’est pas de créer une dépendance, mais de donner au sportif les outils pour avancer seul, avec confiance et clarté.
Aujourd’hui, j’accompagne principalement des sportifs et entraîneurs professionnels porteurs d’un projet de performance. Selon les projets, les suivis alternent entre entretiens individuels, observations sur le terrain — à l’entraînement ou en compétition, des évaluations spécifiques. Chaque sportif est une rencontre unique, qui appelle une approche sur mesure. Je travaille également en collaboration avec les staffs techniques pour créer une cohérence d’ensemble autour de l’athlète et intégrer la dimension psychologique au cœur de la performance.
Mon cadre se veut donc à la fois rigoureux et humain, exigeant et souple — un espace de liberté où l’on apprend à mieux se connaître pour performer, mais surtout, pour se sentir aligné avec soi-même.
